ven. 16 août

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Café ORR

Tout va bien

Tout va bien est un film français écrit et réalisé par Jean-Luc Godard et Jean-Pierre Gorin, sorti en 1972, racontant une grève dans une usine, avec piquet de grève et séquestration du patron, dans la France de l'après mai 68.

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Tout va bien

Heure et lieu

16 août 2019, 20 h 00

Café ORR, 5368 Avenue Papineau, Montreal, QC, Canada

Synopsis

Le film s'ouvre sur une série de chèques signés pour faire un film (acteurs, techniciens, laboratoire...). La voix off explique que pour faire un film, il faut de l'argent et que pour avoir de l'argent, il faut des stars. Le film nous montre alors Yves Montand (lui) et Jane Fonda (elle, Suzanne) et explique que ces deux personnages sont en couple.

Le couple se rend dans une usine de charcuterie industrielle, sans savoir qu'elle est occupée par ses ouvriers. Ils se retrouvent séquestrés avec le patron. Suzanne est journaliste pour une radio américaine, elle devait interviewer le patron. Celui-ci lui explique qu'alors qu'un « petit débrayage » était prévu par la CGT, des ouvriers extérieurs à ce syndicat ont pris le pouvoir et bloqué totalement l'usine. Par la suite, Suzanne interroge ces ouvriers qui expliquent combien les conditions de travail et les rapports de classe sont durs dans l'usine.

Une fois sortis de l'usine, Suzanne essaye de faire un sujet sur cette occupation mais n'y arrive pas. Elle explique, face caméra, qu'elle était journaliste culturelle avant Mai 68, mais qu'elle est passée à des sujets plus sociaux après les événements, ce qui lui convient mieux. Mais ce qui est difficile pour elle, c'est que dans la radio pour laquelle elle travaille, tous les articles ont l'air d'être dits de la même voix, et que cette voix ne convient pas pour raconter ce qu'elle a vu dans l'usine.

Lui reprend son travail aussi, il réalise une publicité pour les collants Dim. Il explique qu'il était cinéaste, mais, après mai 68, il s'est rendu compte qu'on ne pouvait plus faire de films comme avant, c'est-à-dire comme si Mai 68 n'avait pas existé. Confronté à cette impossibilité de continuer à faire des films, il a décidé pour gagner sa vie de devenir réalisateur de films publicitaires.

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